17 octobre 2009

|drogue de vieux|
Fréhel, l'idole des grand-mères
avait le nez dans la schnouf

 
Kate Moss fera-t-elle rocker les maisons de retraite dans quelques années ? On n'en sait encore rien. Mais ce que l'on peut lire dans le Gainsbourg de Gilles Verlant (référence de Joan Sfar pour son film sur l'homme à la tête de chou), c'est que Fréhel, interprète de l'incontournable Java bleue qui fait encore (et toujours) valser le troisième âge, était cocaïnomane. Une vraie, pure et dure. Au point de se faire rapatrier d'Orient par la France en 1922 pour cause de "toxicomanie aiguë". Sulfureux, n'est-ce pas Mamie ?

Et Verlant de rappeler que "la légende veut qu'elle ne se séparait jamais de son poudrier, plus grand qu'une boîte à Camembert et rempli de cocaïne."

Maîtresse de Maurice Chevalier ("Valentiiiiiiiine"), ce dernier l'aurait quittée parce qu'il se sentait glisser vers le côté obscur de la blanche. Y'a plus d'passé ma pauv' dame...•

La formule chimique brute de la cocaïne est:
C17H21NO4.


> Gainsbourg, de Gilles Verlant, chez Albin Michel.

08 septembre 2009

|amis Belges...|
Les "french fries" pas si françaises

 
Bon, la frite ? Belge ou française ? Eternel débat chauvin entre ces deux cousins européens. La question ne sera pas réglée ici. Mais l'un des arguments français va être mis à mal : les américains, qui utilisent le terme "french fries", ne le font pas pour désigner les Français comme inventeur de la frite. Car en anglais, l'adjectif "french" ne désigne pas uniquement quelque chose de "français", mais se traduit aussi par "émincé". En d'autres termes, les "french fries" désignent des pommes-de-terre coupées finement.

Par ailleurs, la frite belge a une spécificité : elle est cuite dans la graisse de bœuf. Deux bains de graisse, espacés d'une dizaine de minutes, sont indiqués dans la recette belge.•

En argot anglais, "to french" signifie "sucer", au sens sexuel du terme, selon le site de traduction Word Reference.

31 août 2009

Y.S.-L. dans le texte

Deux citations d'Yves Saint-Laurent... C'est du classique, mais un petit retour aux fondamentaux n'a jamais fait de mal à personne.

"Il n'y a pas un noir, mais des noirs."

"S'habiller est un mode de vie."
CQFD.•
 

30 août 2009

Gainsbourg, Mad men...
Les buzz à suivre

Quelques nouveautés de rentrée sur lesquelles garder un œil.


// La vie de Gainsbourg
Film, concerts, docu... on a jamais autant parlé de l'Homme à la tête de chou.

// Mad men (saison 3)
Ou la dépression chic & pub, façon "papa".

// The september issue (docu de R.J.Cutler)
Anna Wintour et Grace Coddington, les deux têtes de Vogue, un monstre bicéphale, la vraie vie de diablesses en Prada.

// Mika (nouvel album, We are golden)
Toujours acidulé, mais à la hauteur du premier ?

// Mayer Hawthorne (A strange arrangement)
Quand un geek chope le groove.

// Esser (Braveface)
Un son pop sauce dirty dandy (mention spéciale au morceau Satisfied).•
 

Mode masculine : ce qui devrait être in

Glanées ici et là, les tendances auxquelles on croit...


_| La veste "un bouton"
_| La veste croisée
_| Le retour de la pochette
_| Les pois
 

28 août 2009

Juppé du tac au tactac, avec tact

 
Alain Juppé à propos des discothèques bordelaises (GQ - septembre 2009 - "L'interview de Beigbeder") :

"J'étais absolument fasciné par les serveuses. D'abord elles sont très belles. Ensuite elles mettent une file de 20 verres là et servent les mojitos à la chaîne en dix secondes. Tactactactac ! Elles ont une espèce de pistolet pour verser du Perrier c'est incroyable."




Un pistolet pour verser du Perrier... C'est fou !•
 

21 août 2009

Rapaport,
le seigneur des diamants

 
D'Anvers à New York, en passant par toutes les autres places diamantaires du monde, il fait la pluie et le beau temps. "Il", c'est le "Rapaport Diamond Report", sur lequel est indexé le prix du diamant taillé. Il tient son nom de son inventeur, David Rapaport, qui l'a mis au point à la fin des années 70.

A la tête d'un conseil supérieur privé, c'est cet homme seul qui détermine d'autorité le cours du diamant. L'homme et sa société sont considérés par le milieu diamantaire comme de toute bonne fois et insensibles à la moindre pression extérieure. Le "Rap", comme on l'appelle chez les rois de la gemme, se présente sous forme de tableaux hebdomadaires. Seuls les professionnels y ont accès (contre paiement), et ses éditions papier sont rouges, pour éviter fax et photocopieuses : les pages copiées ressortent ainsi noires et illisibles.

Il prend en compte le poids du diamant (en carats, de 0.01 à 5.99), la façon dont il est taillé ("brillant", "princesse, "marquise"...), sa pureté et sa couleur. Mais la façon dont sont déterminés les prix (en centaine de dollars US) manque peut-être un peu de transparence... Les diamants ne sont pas toujours si purs.